Un séjour à l’hôpital est-il sans danger?

Notre mission : Garantir la sécurité des soins dans votre établissement

“……Parce la vie est le prix le plus élevé que les patients doivent payer lors d’un événement indésirable grave, et ceci ne devrait plus jamais arriver.”

Martha Schiller

Pourquoi la gestion des risques cliniques est-elle importante pour la sécurité des patients ?

Les patients hospitalisés ou les résidents en EMS, sont exposés à un risque d’événement indésirable avec une probabilité de 1 sur 10.

Anticiper les risques associés aux soins

La gestion des risques cliniques comprend l’ensemble des concepts, des méthodes et des techniques visant à minimiser les risques associés aux soins. La gestion des risques cliniques est une dimension de la qualité des soins.

La non-sécurité des soins, coûte t-elle de l’argent?

Le coût lié aux erreurs de prescription a été estimé à US $42 milliards par an. Cela représente près de 1% du total des dépenses de santé au niveau mondial.

Qu’est-ce qu’un Evènement Indésirable Associé aux Soins (EIAS)?

C’est une circonstance ou un évènement inattendu associé aux soins qui aurait pu ou a entraîné une atteinte pour le patient et dont on souhaite qu’il ne se reproduise pas de nouveau.

Quelle est la probabilité de subir un EIAS?

On estime à 1 pour 3 millions le risque qu’une personne meure au cours d’un voyage aérien.
En comparaison, le risque de mortalité pour un patient lors d’un évènement indésirable pendant les soins est estimé à 1 pour 300.

Les secteurs d’activité réputés pour avoir un risque bien plus élevé que la santé, comme l’aviation et l’énergie nucléaire, ont un bien meilleur bilan que les soins de santé en ce qui concerne la sécurité.

De quel type d’erreurs parlons-nous?

Erreurs liées aux médicaments

Les causes des erreurs de prescription sont liées aux défaillances du système et à des facteurs humains, tels que la fatigue du personnel, le manque d’effectifs, le suivi des traitements, etc.
Chacun de ces facteurs contributifs, seul ou en association, peut provoquer chez le patient concerné de graves préjudices, des incapacités, voire le décès.

Les infections nosocomiales
Les infections associées aux soins (IAS), ou infections nosocomiales, sont identifiées dans les études générales concernant les préjudices, mais des enquêtes ciblées permettent d’établir des données chiffrées plus précises. En 2017, Swissnoso a mené une étude de prévalence ponctuelle sur une journée dans 96 hôpitaux. La prévalence totale de patients souffrant d’au moins une IAS dans les hôpitaux suisses était de 5,9 % (contre 6 % lors de la dernière enquête européenne).

Il existe quatre sites d’infection principaux décrits dans la littérature. Dans l’ordre de fréquence : pneumonies, infections urinaires, infections de site chirurgical et bactériémies.

Les infections représentent environ 40% des événements chirurgicaux indésirables. Le taux de sites opératoires infectés oscillant d’après les études entre 2 et 20% suivant les facteurs de risques.

Les infections sont à l’origine des surcoûts, notamment en raison de la prolongation consécutive du séjour hospitalier.

Erreurs liées à la chirurgie

Chaque année, quelque 234 millions d’opérations sont réalisées dans le monde. Le taux de décès est de 0,4 à 0,8 % et le taux de complications situé entre 3 et 16 % ce qui équivaut à environ un million de morts et sept millions de personnes victimes de lourdes séquelles.

Les infections, les complications liées à l’anesthésie ou les erreurs de site opératoire ou de côté opéré n’épargnent aucun système sanitaire au monde.

Erreurs de diagnostic
5% des adultes sont confrontés à des erreurs de diagnostic
Dans les services de soins ambulatoires des Etats Unis, 5% des adultes sont confrontés à des erreurs de diagnostic. En Malaisie, une étude a établi à 3,6% la fréquence des erreurs de diagnostic.
Risque de chutes
Le risque de chute constitue en particulier un diagnostic infirmier défini qui requiert la mise en œuvre des actions préventives : éviter les chutes et en réduire les conséquences par des interventions ciblées, protéger les patients qui sont déjà tombés d’une récidive et de ses conséquences, promouvoir la documentation systématique sur chaque cas de chute, etc.
Les facteurs latents liés à l’erreur, le “Swiss cheese model”
Au point critique du processus de soins, là où se produit le geste visible de l’erreur, il y a l’individu, qui peut présenter de nombreux facteurs susceptibles de contribuer à la survenue de l’erreur.

En amont de l’individu, il y a le poste de travail où plusieurs éléments, principalement organisationnels, sont des conditions favorisant l’erreur. Et encore plus en amont, des facteurs latents situés notamment au niveau stratégique et budgétaire déterminent les circonstances favorisant l’erreur, ainsi que les failles dans les «barrières de sécurité» en aval du geste de soin, censées protéger le patient d’un évènement indésirable.

Pour illustrer les conséquences de ces défauts lorsqu’ils «s’alignent» en lieu et temps, J. Reason propose le «Swiss cheese model», où les facteurs latents, les conditions favorisant l’erreur et les failles dans les barrières de sécurité sont autant de trous dans des fromages qui, lorsqu’ils sont alignés, permettent au processus néfaste de l’erreur de se dérouler sans jamais être bloqué, pour aboutir finalement à un évènement indésirable chez le patient.

Référence bibliographique :
1. James Reason: patient safety, human error, and Swiss cheese. Interview by Karolina Peltomaa and Duncan Neuhauser. – PubMed – NCBI [Internet]. [cité 24 févr 2020]. Disponible sur: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=(reason%20J%5BAuthor%5D)%20AND%20swiss%20cheese

"Swiss cheese model"
Swiss Cheese model
 
Référence bibliographique :
1. James Reason: patient safety, human error, and Swiss cheese. Interview by Karolina Peltomaa and Duncan Neuhauser. – PubMed – NCBI [Internet]. [cité 24 févr 2020]. Disponible sur: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=(reason%20J%5BAuthor%5D)%20AND%20swiss%20cheese
Prévention des conséquences légales

Dans le milieu soignant, une attitude individuelle prudente face à ces risques est essentielle, mais ne garantit pas qu’un patient ou sa famille n’ouvre pas une procédure judiciaire à l’encontre d’un médecin ou d’un soignant.

Il est pourtant essentiel que l’institution ait une vision globale des risques associés aux soins, un plan sécurité et un suivi des actions préventives et correctives en lien avec le processus de prise en charge des patients.

En médecine, les conséquences légales peuvent être rapportées à l’art. 28 du Code civil suisse qui précise:

  1. Celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité peut agir en justice pour sa protection contre toute personne qui y participe.
  2. Une atteinte est illicite, à moins qu’elle ne soit justifiée par le consentement de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi.
Types de conséquences légales

Les conséquences sur le plan juridique peuvent être de trois types:

  • Responsabilité civile, qui vise à réparer financièrement le préjudice causé à autrui sans motif légitime.
  • Responsabilité pénale, qui vise à infliger une sanction personnelle pour violation d’une disposition pénale. La sanction est une privation de liberté et/ou une amende.
  • Responsabilité administrative, mise en œuvre par l’employeur, visant à sanctionner le collaborateur dans sa fonction au sein de l’institution. Cette responsabilité oblige l’institution à mettre sur pied une instance d’examen de l’événement par des personnes compétentes pour juger les faits, leur chronologie et les responsabilités des différents acteurs impliqués, et nécessite la mise en place d’un système garantissant une équité de traitement.
Cadre juridique en Suisse
À l’heure actuelle, il n’existe pas de base juridique nationale régissant directement la sécurité et la qualité des soins en Suisse. La législation répartit la compétence entre les autorités nationales et cantonales. Par exemple, le Conseil fédéral est chargé de veiller à la qualité des soins financés par l’assurance-maladie obligatoire, mais dans la pratique, cette responsabilité est largement déléguée aux partenaires tarifaires, aux associations de prestataires et aux assureurs (De Pietro et al., 2015).

Il est indispensable de connaître le point de départ avant de programmer votre stratégie sécurité

Sensibilisez l’ensemble de votre personnel à la prévention des risques cliniques

Le patient vulnérable

Une étude des soins prodigués dans un hôpital suisse a révélé que 12,3 % des patients ont subi des préjudices, dont la moitié auraient pu être évités avec un niveau de prestation approprié (Halfon et al., 2017). Plus de 60 % de ces événements n’ont pas eu de conséquences graves, mais près d’un quart d’entre eux ont causé un trouble sévère durable.

La deuxième victime

Les professionnels de la santé impliqués dans un incident grave en subissent également des conséquences, éprouvant de la tristesse et de l’inquiétude, voire de la souffrance psychologique et de l’angoisse qui souvent passent inaperçues et ne sont pas traitées. L’expression « deuxième victime » (la « première victime » étant le patient et sa famille) trouve son sens lorsqu’un soignant est émotionnellement traumatisé pour avoir joué un rôle dans un incident préjudiciable lié à la sécurité des patients, évidemment sans qu’une inconduite intentionnelle soit en cause.

Les obstacles sur lesquels butent les deuxièmes victimes qui cherchent de l’aide sont :

  • Une culture de sécurité organisationnelle inadéquate
  • Le stigmate associé au fait de chercher de l’aide
  • La peur de perdre le respect en tant que professionnel
  • La crainte d’une perte de revenu
  • La difficulté de s’absenter du travail
  • Des doutes sur la confidentialité des services offerts
  • Pour les employés contractuels ou occasionnels, le manque de soutien organisationnel

La qualité des soins

En ce qui concerne la qualité des soins dans un établissement de soins, trois aspects sont souvent rapportés: la qualité des structures (équipement technique, aspects architecturaux), la qualité des processus (mesures mises en œuvre dans le cadre d’un traitement) et la qualité des résultats (évaluation des prestations, satisfaction des patients). Au centre de toutes ces préoccupations se trouve celle de la sécurité des patients.

Pour évaluer la qualité, il est nécessaire d’utiliser des indicateurs, des grandeurs mesurables informant sur un ou plusieurs paramètres de la qualité des soins. Un exemple d’indicateur de processus serait le temps qu’il faut pour prendre en charge un patient atteint d’infarctus, qui est déterminé par les "bonnes pratiques". Parmi les indicateurs de résultats, nous pouvons trouver le taux d’escarres, le taux de chute, le taux d’infection nosocomiale, le taux de réopérations non-planifiées, la satisfaction des patients,etc.

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Nous mettons à votre disposition toute notre expertise en matière de gestion des risques cliniques ainsi que des outils d’audit et de suivi complet pour votre établissement.

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